mardi 12 mars 2019

Soutien au combat du peuple syrien

Pour la libération de tous les détenus

17 mars 2019 : Rassemblement - 15 h place Bellecour

En mars 2011, alors que déferlaient les révolutions arabes, le peuple syrien se soulève pour la justice et la liberté. Une répression féroce est engagée immédiatement contre les mobilisations pacifiques. Le peuple syrien exige la chute d’Assad et du régime.

samedi 24 novembre 2018

Les gilets jaunes et les « leçons de l’histoire »

Par Gérard Noiriel (historien), le 2 novembre 2018

Dans une tribune publiée par le journal Le Monde (20/11/2018), le sociologue Pierre Merle écrit que « le mouvement des « gilets jaunes » rappelle les jacqueries de l’Ancien Régime et des périodes révolutionnaires ». Et il s’interroge: « Les leçons de l’histoire peuvent-elles encore être comprises ? »
Je suis convaincu, moi aussi, qu’une mise en perspective historique de ce mouvement social peut nous aider à le comprendre. C’est la raison pour laquelle le terme de « jacquerie » (utilisé par d’autres commentateurs et notamment par Eric Zemmour, l’historien du Figaro récemment adoubé par France Culture dans l’émission d’Alain Finkielkraut qui illustre parfaitement le titre de son livre sur « la défaite de la pensée ») ne me paraît pas pertinent. Dans mon Histoire populaire de la France, j’ai montré que tous les mouvements sociaux depuis le Moyen Age avaient fait l’objet d’une lutte intense entre les dominants et les dominés à propos de la définition et de la représentation du peuple en lutte. Le mot « jacquerie » a servi à désigner les soulèvements de ces paysans que les élites surnommaient les « jacques », terme méprisant que l’on retrouve dans l’expression « faire le Jacques » (se comporter comme un paysan lourd et stupide).

mercredi 13 juin 2018

Libération immédiate des prisonniers politiques Koltchenko et Sentsov qui se trouvent en danger de mort

Adresse aux dirigeants russes et aux leaders des pays du monde entier


Nous demandons la libération immédiate des deux prisonniers politiques Alexandre Koltchenko et  Oleg Sentsov qui se trouvent en danger de mort


Alors que la Coupe du Monde de football va débuter en Russie, près de 70 prisonniers politiques ukrainiens restent incarcérés dans ce pays ainsi que dans la Crimée occupée.

mercredi 9 mai 2018

Loi "asile-immigration" : un texte réactionnaire, une attaque contre les libertés

4 pages du Collectif de soutien aux réfugiés et aux migrants Lyon-69

-> lien du pdf : ici 

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samedi 24 février 2018

Solidarité avec le peuple syrien ! Arrêt immédiat de tous les bombardements !

Depuis le 20 janvier 2018, l'armée turque intervient dans le canton d'Afrin en Syrie, contre le parti kurde PYD et sa composante militaire le YPG qui contrôlent le canton. Poutine et les Occidentaux ont donné leur accord. Et plus de 70 civils (kurdes, arabes et turkmènes notamment) sont morts depuis le début de l'intervention.
Ce même 20 janvier, les forces armées alliées au régime d'Assad se sont rejointes au niveau de la base Abu Ad Duhur dans la région d'Idlib. Elles ont repris de vastes zones libérées du régime entraînant notamment un déplacement de plus de 320 000 civils (400 000 selon certaine sources).
Quant aux massacres des populations par le régime et ses alliés russe et iranien, ils se poursuivent : à Idlib (destruction d’hôpitaux comme à Maarat al-Noman le 5 février), dans la Ghouta de Damas (gazages au chlore le 1er février, plus de 220 civils tués par bombardement entre le 5 et 8 février, plus de 98 le 19 février alors que le ministre russe Lavrov déclarait « l’expérience acquise à Alep (…) peut être utilisée dans la Ghouta est ») ...

dimanche 13 août 2017

Solidarité avec les réfugiés syriens au Liban !




Le 30 juin, l'armée libanaise intervenait dans deux camps de réfugiés syriens dans la région d'Ersal (Liban), au nom de la lutte contre le "terrorisme", faisant plusieurs morts et raflant plus de 350 réfugiés. Quelques jours plus tard des détenus sont rendus morts, leur corps couvert de traces de tortures. Le 10 juillet, le premier ministre libanais déclarait que "L'institution militaire est au-dessus de tout soupçon". Pourtant, les preuves de torture généralisée et d'arrestations arbitraires sont flagrantes : parmi les détenus on trouve des jeunes mineurs et des personnes de plus de 70 ans; plusieurs dizaines de détenus présentent des traces de tortures et ont été privés de boisson et de nourriture pendant plusieurs jours; parmi les détenus décédés sous la torture (plus de 12), on trouve un médecin anesthésiste et une personne handicapée; certains corps sont mutilés.

L'objectif ? Terroriser les réfugiés syriens afin de les forcer à rentrer en Syrie et faire céder l'opposition syrienne face à Assad. Les rafles dans les camps libanais ne sont pas nouvelles, mais c'est la première fois qu'elles sont d'une telle violence. Elle s'inscrit sur fond d'augmentation d'une xénophobie véhiculée par l'Etat libanais et le Hezbollah, un groupe paramilitaire lié à l'Iran, qui intervient en Syrie contre le peuple syrien et en soutien à Assad. En février, le président du Liban, Michel Aoun, avait réaffirmé son soutien à ce groupe. A Ersal, l'armée libanaise a vraisemblablement agit en coopération avec le Hezbollah.

L'exportation au Liban de la violence contre le peuple syrien, qui s'est soulevé pacifiquement en 2011 contre plus de 40 ans de dictature menée par la famille Assad, est encouragée par l'attitude des grandes puissances, notamment des USA et de la France, qui soutiennent de plus en plus ouvertement le régime de Assad et son allié le régime russe. En témoignent la déclaration du secrétaire d’État américain Tillerson "Peut-être qu'ils [les Russes] ont eu la bonne approche, et nous la mauvaise" (le 07 juillet), ou la formation d'un groupe de travail franco-russe de lutte contre Daesh (annoncé par Macron le 29 mai).

Une telle coopération avec le dictateur Poutine est inacceptable. Elle s'inscrit en France dans la lignée de la politique de Hollande qui, en décidant d'intervenir en Syrie en septembre 2015 contre Daesh, actait ce que Macron énoncera cyniquement le 21 juin 2017 «Bachar, ce n’est pas notre ennemi, c’est l’ennemi du peuple syrien.». Après les attentats du 13 novembre 2015, Hollande avait souhaité une coopération avec Poutine contre le "terrorisme", mais il n'avait pas pu mettre son vœu en pratique. Avec Macron en 2017, c'est chose faite. Dans la même ligne, suite à la rafle à Ersal, la France condamnait "l’attaque qui a visé le 30 juin les forces armées libanaises", leur réitérait son soutien, et expliquait : "Elle restera pleinement engagée aux côtés des autorités libanaises dans la lutte contre le terrorisme." (!)

Enfin, l'agitation par Macron d'une "ligne rouge" que constituerait l'utilisation d'armes chimiques n'a pas empêché le régime d'Assad d'utiliser à nouveau cette arme (début juillet en larguant du chlore dans la Ghouta), et de poursuivre par toutes sortes d'armes son oppression contre le peuple syrien. En parallèle, à Raqqa, la coalition poursuit ses bombardements désastreux : massacres de civils et destructions massives se multiplient. Au sol, les forces kurdes liées au PKK progressent et Daesh recule; mais les conflits entre les forces liées au PKK et celles liées à la révolution syrienne aggravent la situation du peuple syrien. Malgré les bombardements et toutes les violences armées, nombre de civils syriens continuent au quotidien à manifester et à se battre pour leurs droits.

° Soutien aux demandes des familles des victimes et emprisonnés (et de leurs avocats), suite à la rafle d'Ersal au Liban (libération immédiate de tous les prisonniers, droit d’enquête indépendante, droit d'accès aux informations...) !
° Arrêt immédiat de tous les bombardements en Syrie !
° Aucune collaboration avec les dictateurs : ni Assad, ni Poutine !
° Levée immédiate de tous les sièges !
° Libération immédiate de tous les prisonniers politiques !
° Départ de toutes les forces armées étrangères de la Syrie !
° Mobilisation internationale pour l'aide humanitaire et l'accueil des réfugiés !



Ni Assad, ni Daesh ! C'est au peuple syrien et à lui seul de décider de son avenir. La revendication du peuple syrien pour le départ de Assad et la fin de son régime, immédiatement et sans condition, est légitime.

collectif Avec la Révolution Syrienne (Alternative Libertaire, Cedetim, Émancipation, Ensemble, Forum Palestine Citoyenneté, L’insurgé, Nasskoune, NPA, UJFP, Union syndicale Solidaires)